passe sanitaire

Pass sanitaire : près de 161 000 manifestent

De nouvelles manifestations contre le pass sanitaires ont eu lieu samedi. Selon le ministère de l’Intérieur, près de 11 000 personnes ont manifesté à Paris.

Aux cris de « Liberté, liberté ! ». Près de 161 000 personnes ont manifesté samedi dans les rues de France contre l’extension :

Selon le ministère de l’Intérieur.

Les plus grands rassemblements ont eu lieu :

  • à Paris,
  • ainsi que dans le sud de la France (Marseille, Nice et Montpellier)

Le ministère de l’Intérieur a recensé 168 actions en France et près de 11 000 personnes ont manifesté à Paris.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a Twitter

Tensions entre la police et les manifestants à Paris

Ces manifestations interviennent, alors que la grande majorité des Français (76%) soutiennent la décision du président Emmanuel Macron. D’instaurer la vaccination obligatoire :

  • des personnels de santé
  • et d’autres professions, assortie de sanctions, selon un sondage Elabe commandé par BFMTV le 13 juillet.

L’extension du Pass sanitaire (vaccination complète ou test négatif récent) bénéficie également d’un soutien majoritaire. Mais celui-ci varie d’un endroit à l’autre.

Le Pass sanitaire, « on aurait pu s’en passer si le contexte avait été différent », a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran face aux lecteurs du Parisien. « Nous y mettrons fin dès que nous le pourrons », a-t-il promis. « 

Lorsque 90% ou 95% de la population aura été vaccinée.

Il y aura 300 cas par jour au lieu de 20 000. Ensuite, nous vivrons avec Covid jusqu’à ce qu’il disparaisse de lui-même », a déclaré le ministre.

Dans la capitale

Les manifestants se sont divisés en trois groupes distincts. Le premier cortège, composé essentiellement de « gilets jaunes », défile de la Bastille à la porte de Champerret (17e).

En cours de route, des incidents sporadiques entre la police et les manifestants ont éclaté dans le 9e arrondissement. Puis près des Champs-Élysées après la dispersion.

Plusieurs milliers de personnes, rarement masquées, se sont rassemblées sur la place du Trocadéro (16e rue) à l’appel de Florian Philippot.

Entre les deux « Marseillaise », le président des Patriotes et ancien n°2 du RN, a dénoncé « l’apartheid » imposé par l’exécutif, appelant à renverser le « tyran » Macron.

« Liberté, liberté »

Scandaient les manifestants venus de Paris et de province, rassemblés autour de la tribune, entourés de dizaines de drapeaux bleu-blanc-rouge. Finalement, un millier de personnes des environs du Conseil d’État (Ier) sont venues sur la place des Invalides.


Il est très bon que les habitants du pays ne soient pas seulement ceux qui se trouvent au milieu du conflit. Mais aussi ceux qui sont au milieu du conflit », a-t-il déclaré, ajoutant que « ce sont eux qui sont au milieu du conflit ». « Liberté, je ne suis pas votre cobaye » était le slogan de l’affiche.

Moins d’une heure après le début de l’une des manifestations parisiennes, des tensions ont éclaté entre les manifestants et la police. La police a utilisé des gaz lacrymogènes, parfois sous la pression de la foule.


Des journalistes agressés à Marseille

Selon le journaliste Clément Lanot, qui a participé à la manifestation, des barricades ont été érigées pour bloquer la Brigade de répression des actions violentes motorisées (BRAVM).

Cependant, plusieurs centaines de manifestants ont réussi à percer jusqu’aux Champs-Elysées.

En dehors de Paris

Des rassemblements ont lieu dans plus de 100 villes françaises.

Dans le centre de Marseille, un cortège de 4 300 personnes a défilé dans le centre, selon la police.

Des manifestants ont attaqué l’équipe d’un journaliste et l’ont obligée à quitter le rassemblement. Selon Taha Bouhafs, l’un des journalistes a déclaré avoir été frappé à plusieurs reprises. Ces images rappellent l’expulsion d’un journaliste de BFMTV, jeudi après-midi.


A Nice, selon la police, 6 000 personnes – anti-passeport sanitaire, anti-vaccination, gilets jaunes et opposants au président Macron – ont défilé dans le centre et sur la promenade des Anglais sous une même bannière : « liberté ».

Au moins dix rassemblements ont eu lieu en Auvergne-Rhône-Alpes.

Selon la préfecture, 3 500 personnes ont participé à la plus grande manifestation d’Annecy. Des manifestations ont eu lieu à Valence, Lyon, Auxerre, Bourg-en-Bresse et Grenoble.

À Lyon

Moins de 2 000 personnes ont défilé dans deux cortèges. La police a été frappée par des obus près de la place Bellecour, où la manifestation était interdite.

Les autorités ont également signalé 500 personnes à St Etienne et 600 à Rouen.
Selon la police, dans la région Grand Est, environ 4 000 personnes ont participé à Strasbourg.

Certaines des « blouses blanches » qui ont participé à la marche, dont Elodie, une aide-soignante de 34 ans, ont dénoncé le « chantage exercé à l’encontre du personnel infirmier » qui est aujourd’hui « menacé » de salaires impayés et de licenciements.

Environ 2000 personnes à Lille

Des manifestations ont également eu lieu :

  • dans le nord, à Lille (2 000),
  • Dunkerque (environ 400)
  • et Amiens (700), entre autres.

Dans l’ouest, à Nantes, où les incidents ont eu lieu , 4 000 personnes ont défilé et, selon un photographe de l’AFP, au moins une personne a été arrêtée.

À Vannes, ils étaient 2 700, à Rennes 2 200 et à Rouen 2 000. Plus au sud, 2 000 personnes ont défilé à Toulouse et Perpignan, et environ 1 000 à Foyet (Aria).

« Ni moutons ni cobayes, soutenons nos infirmières », « Ma santé est privée », « Liberté, j’écris ton nom », « Le virus est une maladie ». Le virus, c’est Macron », ont été les mots écrits sur des affiches à Lille. « Nous sommes ici pour défendre la liberté, pour défendre les acquis que nous sommes en train de perdre.

« Nous défendons le droit de choisir. Nous ne sommes pas contre les vaccins, mais ce n’est pas un vaccin, c’est une expérience. Nous attendons un retour d’expérience et nous voulons préserver le droit de choisir », a déclaré Pascal, un aide-soignant en blouse blanche travaillant dans une maison spécialisée à La Bassée (Nord).


D’autres manifestations ont eu lieu à Belfort, Nantes, Besanson et Colmar, chacune dans l’après-midi.

L’opposition protestante

L’opposition aux mesures gouvernementales de lutte contre le Covid-19 se regroupe autour des hashtags #manif24juillet, #PassDeLaHonte ou #liberté sur les réseaux sociaux, tandis que les manifestants contre les mesures gouvernementales de lutte contre le Covid-19 manifestent contre les masques, les vaccins ou l’accouchement, avec des revendications différentes.

Samedi dernier, plus de 110 000 personnes ont manifesté à travers la France contre les vaccinations, la « dictature » ou le passeport sanitaire, dont 18 000 à Paris, répartis en plusieurs cortèges, et 96 000 dans le reste du pays, selon le ministère de l’Intérieur.

Au cours de la semaine, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant l’Assemblée nationale et le Sénat pour suivre le parcours parlementaire du projet de loi anti-vaccination, qui devrait être adopté d’ici la fin du week-end.

Le 12 juillet, le président Emmanuel Macron a dévoilé une série de mesures visant à stopper la propagation de la souche Delta.

Mercredi, le passeport sanitaire (une série complète de vaccinations ou un test récent), qui a fait l’objet de nombreuses polémiques et de nombreux amendements à l’Assemblée nationale, est partiellement entré en vigueur.

Il est déjà prévu d’utiliser ce système dans les établissements culturels et de loisirs et il sera déployé dans les cafés, les restaurants et les trains au début du mois d’août.

Laisser un commentaire