punchline damso

Damso : le rappeur se révèle plus sombre

Damso a complété la première version de son album « QALF », sorti en septembre 2020, avec onze nouveaux morceaux réussis.

Un nouvel album « QALF Infinity »

Le précédent disque de Damso, QALF, sorti en septembre 2020, se terminait par une étrange Intro, laissant présager une suite à ce quatrième album, aujourd’hui vendu à plus de 150 000 exemplaires. Depuis mercredi 28 avril à 23 heures, c’est le cas.

Damso a diffusé sur sa chaîne YouTube onze nouveaux morceaux.

Qui viennent compléter la première version de ce QALF, rebaptisé Infinity. Damso était disponible le lendemain sur toutes les plates-formes de streaming.

En septembre

Damso le rappeur belge, connu pour ses textes sombres et gores, s’était révélé plus tendre, n’hésitant pas à énumérer ses différentes amours.

Pour son fils dans Deux Toiles de mer :

  • pour sa mère sur Rose Marthe’s Love,
  • ou pour une mystérieuse dulcinée avec 911.

Ce qui avait beaucoup dérouté ses fans de la première heure, notamment de Batterie faible (2016) ou de Lithopédion (2018).

album damso

Ses nouveaux morceaux

Avec ses nouveaux morceaux, ils vont être gâtés. Notamment avec le titre introductif O. OG, dans lequel Damso prévient de sa voix grave : 

« Le game, je vais lui niquer sa mère, mes ennemis avec. » 

Menace purement verbale à l’adresse de ses rivaux dans le monde merveilleux du rap, où on aime à se faire peur, à se montrer plein de noirceur et de violence.

Terriblement efficaces d’un point de vue rythmique, produits par Prinzly, Chialer et Vantablack sont des egotrips sexistes.

« L’égalité entre homme et meuf, c’est le 69 », déclame-t-il.

Puis Damso envoie un pic aux rappeurs qui ne s’exposent pas beaucoup en dehors de leur zone de confort. Le quartier : 

« Ça rappe beaucoup mais ça ne sort pas du tieq. »

Damso n’hésite pas à se frotter à d’autres univers, musicaux notamment, invitant une harpe sur Dose, un saxophone sur la fin du titre Morose.

Malgré un fictif Youvoi

Damso ne cherche d’ailleurs pas à se faire passer pour ce qu’il n’est pas, un voyou. 

« Premier braquo mais j’regrette, j’vole aux honnêtes gens », avoue-t-il dans Passion.

Damso tente de raconter son début de carrière rappelant l’aide de Booba, avant « les clashs et les diss ». La polémique autour de l’hymne officiel de l’équipe nationale belge. Les Diables rouges lors du Mondial 2018, qu’il devait composer, avant d’être écarté, puis évoque son nouveau statut de star.

Il alterne :

  • les débits rapides puis lents,
  • se montre plus rugueux,
  • écorché,
  • avant de diffuser un message vocal tendre de son fils.

Damso dans tout son talent, ses contradictions et sa complexité.

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